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Qu'est-ce que la Cour des petites créances?
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La Cour des petites créances est un tribunal de droit. Il ne s'agit pas
d'un tribunal conçu pour les avocats, mais plutôt d'un tribunal
où les gens ordinaires vont plaider eux-mêmes leur cause, qu'ils
soient demandeurs ou défendeurs.
La Cour des petites créances est une cour où une personne peut se rendre
pour régler en justice un litige qui concerne une somme inférieure
ou égale à 25 000 $.
Les règles et les procédures de la Cour des petites créances sont moins
formelles et moins complexes que celles de la Cour suprême. Par
exemple, les formulaires utilisés à la Cour des petites créances
sont de simples questionnaires à remplir.
Si vous envisagez d'intenter une action en Cour des petites créances, ou
si vous êtes déjà impliqué dans une cause, cette brochure s'adresse
à vous. Elle répond aux questions qui concernent ce tribunal et
décrit les différentes étapes d'une cause ordinaire présentée
devant la Cour des petites créances. Il est utile de connaître
ces procédures, même si vous retenez les services d'un avocat
pour vous représenter.
Pour de plus amples informations sur une étape quelconque de la procédure,
veuillez vous référer aux autres brochures
de la même série - dont la liste figure au dos de la présente
brochure. Pour des réponses à des questions qui n'ont pas été
couvertes ou qui concernent un problème particulier, adressez-vous
au greffe de la Cour des petites créances la plus proche ou reportez-vous
aux small
claims court rules (règles
de la Cour des petites créances).
Dois-je avoir une bonne connaissance du langage juridique?
Non. Il n'est pas nécessaire que vous connaissiez un
grand nombre de termes juridiques pour comprendre ce qui se passe
à la Cour des petites créances, mais vous devez en connaître certains.
Voici les principaux termes dont vous aurez besoin :
Comme l'on peut s'y attendre, les litiges pouvant être traités devant cette
court*
(cour) concernent des montants d'argent moins élevés que ceux
des causes présentées devant la Cour suprême. Le montant maximal
pour lequel le demandeur peut intenter une action est de 25 000
$.
Ce montant inclut l'ensemble des sommes d'argent et des biens figurant
sur l'avis de demande, indépendamment du nombre de défendeurs.
Ce montant n'inclut ni les intérêts
ni le remboursement des frais auxquels le demandeur pourrait avoir
droit. (Veuillez noter cependant que le montant des frais pouvant
être réclamé en Cour des petites créances est très limité - dans
de nombreux cas, ce montant n'excède pas le droit de dépôt et
les coûts de signification (ou remise) des documents.)
Certaines causes
ne peuvent être entendues en Cour des petites créances, même si
les sommes d'argent concernées sont minimes. Par exemple, les
litiges entre propriétaires et locataires, de même que les actions
pour libelle diffamatoire ou calomnie, ou encore celles ayant
trait aux titres fonciers ne peuvent pas être jugées en Cour des
petites créances.
Dans certaines causes, une ordonnance peut être rendue
par un premier tribunal, puis déposée auprès de la Cour des petites
créances dans le but de recouvrer une dette. C'est le cas par
exemple des ordonnances de restitution rendues par une cour pénale,
ou des amendes impayées dues à une municipalité, à la province
ou au gouvernement fédéral. Dans ce genre de causes, les créditeurs
déposent le jugement prononcé en Cour des petites créances. Ainsi,
ils sont en mesure de recourir à toutes les options d'application
de la loi pour recouvrer la somme d'argent qui
leur est due.
L'avis de demande
La première chose que Lois doit faire est de se procurer un avis
de demande au greffe de la Cour des petites créances la plus proche,
et de le remplir. Le formulaire est accompagné des instructions
nécessaires.
Elle doit ensuite rapporter le formulaire au greffe, où un employé le vérifie.
Elle s'acquitte alors du droit de dépôt. Le commis au dépôt lui
remet plusieurs exemplaires du formulaire, ainsi qu'un formulaire
en blanc pour la réponse. Cette procédure s'appelle le « dépôt »
de la demande.
Le formulaire en blanc pour la réponse devra être remis à Norman, de même
qu'un exemplaire de l'avis de demande. Ainsi, il prendra connaissance
de l'action en justice et aura le formulaire dont il a besoin
pour communiquer sa réponse. Lois sait que Norman cherche à l'éviter.
Elle remet donc les papiers à un ami en lui demandant d'aller
les porter à Norman. À partir du moment où Norman reçoit les formulaires,
il dispose de 14 jours pour déposer sa réponse au greffe.
La réponse
Lorsque Norman reçoit l'avis de demande, il est en colère. C'est
vrai qu'il doit de l'argent à Lois, mais il devait s'agir d'un
prêt sans intérêt, et voilà qu'elle affirme qu'il a convenu de
lui payer dix pour cent d'intérêts. De plus, sur les 2000 $ qu'il
a empruntés, 700 $ correspondent à ce que Lois lui devait pour
le travail effectué sur sa voiture. Comme il lui a déjà remboursé
500 $, il en conclut qu'il ne lui doit plus que 800 $. S'il le
pouvait, il les lui rembourserait tout de suite, mais il n'a pas
l'argent.
Norman remplit le formulaire de réponse. Il indique qu'il admet devoir
800 $ à Lois, mais que sur le montant d'argent emprunté, 700 $
représentent la somme due par Lois pour la réparation de sa voiture.
Il nie devoir des intérêts et demande à ce que les paiements soient
échelonnés dans le temps. Il indique qu'il serait en mesure de
rembourser 100 $ par mois pendant huit mois.
Norman rapporte alors le formulaire de réponse au greffe de la Cour des
petites créances, là où Lois a déposé sa demande (l'adresse figurait
sur le formulaire). Le commis vérifie le formulaire et accepte
son dépôt. Un droit doit être acquitté au moment de déposer la
réponse.
Le greffe envoie par courrier à Lois un exemplaire de la réponse de Norman.
(Il n'est pas nécessaire que Norman le lui remette en personne
puisque l'adresse postale de Lois figure sur l'avis de demande
qu'elle a rempli.)
La conférence de règlement (ou conférence préparatoire)
Lois et Norman vont alors recevoir par courrier un avis de convocation
à une conférence de règlement.
Au cours de cette conférence, le juge va examiner l'avis de demande et
la réponse, et il va poser quelques questions à Lois et à Norman.
L'objectif du juge est de voir si les deux parties peuvent tomber
d'accord.
Lois finit par admettre que le prêt devait être sans intérêt. Mais ils
ne parviennent pas à se mettre d'accord sur les 700 $ concernant
la réparation de la voiture. Lois ne considère pas d'un bon oil
de devoir attendre huit mois pour récupérer les 800 $.
À ce stade, le juge peut émettre une ordonnance de paiement pour les 800
$, mais un procès va être nécessaire pour déterminer ce qu'il
va advenir des 700 $ restants. Le juge explique aux deux parties
quel genre de preuves il leur faudra apporter. Ils conviennent
ensuite d'une date à laquelle le procès pourra avoir lieu.
Le procès
Au cours du procès, le juge entend les témoignages de Lois et
de Norman, écoute les réponses qu'ils ont à se faire l'un l'autre,
et appelle les témoins. Le juge accepte le témoignage du mécanicien
de Lois qui établit que Norman n'a pas fait le travail qu'il déclarait
avoir fait. La décision du juge est arrêtée : Norman doit
payer les 700 $ restants.
Le juge demande donc à Norman de quelle manière il compte se conformer
au jugement et rembourser l'argent qu'il doit à Lois. Celui-ci
maintient qu'il ne pourra rembourser que 100 $ par mois. Lois
déclare qu'elle ne le croit pas et qu'elle a besoin de cet argent
rapidement. Ils s'entendent pour revenir à une audience ultérieure,
au cours de laquelle on tentera de régler le problème du paiement.
L'interrogatoire du débiteur
Au cours de l'interrogatoire du débiteur, le juge pose des questions
à Norman au sujet de sa situation financière. Lois a également
le droit de poser des questions. Pour terminer, le juge ordonne
que Norman paye 100 $ par mois, plus 500 $ en avril au moment
de son remboursement d'impôt.
Que se passe-t-il si le défendeur ne tient pas compte
de l'avis de demande reçu?
Ce cas de figure est fréquent. Une personne reçoit un avis de
demande de la Cour des petites créances et ne prend aucune mesure
concrète. Si cela arrivait à Lois, elle devrait retourner au greffe
de la Cour des petites créances après l'expiration du délai autorisé
pour la réponse de Norman. Si Lois pouvait prouver que la demande
a bien été signifiée à Norman (c'est-à-dire qu'il est en possession
des documents), elle devrait obtenir une ordonnance de paiement
contre Norman pour le montant réclamé et devrait acquitter un
droit de dépôt. Cette ordonnance porte le nom d'« ordonnance
par défaut ». Lois pourrait alors faire exécuter cette ordonnance
de la même manière que si elle avait été ordonnée par un juge
à la suite d'un procès.
Combien vais-je devoir débourser pour soutenir ma cause?
Cela va dépendre de la manière dont vous allez procéder, de celle
dont le défendeur va répondre à votre demande, et enfin, de celle
dont vous allez agir si vous gagnez votre cause.
Les règles des petites créances stipulent que des frais sont exigibles
pour les services des greffes et ceux des shérifs.
Outre ces droits, vous devrez peut-être vous acquitter de frais et d'intérêts.
Si une somme supplémentaire doit être ajoutée à votre cause, c'est
le juge ou le personnel des greffes qui en décideront.
Dans la plupart des cas, les droits et les frais peuvent être ajoutés au
montant total de la créance. Cela signifie que si le défendeur
obtient gain de cause, il est en droit de réclamer au demandeur
les coûts judiciaires engagés.
Si vous retenez les services d'un avocat pour vous représenter, les honoraires
versés à ce dernier ne pourront être ajoutés au montant stipulé
dans le jugement.
Les personnes qui n'ont pas les moyens de s'acquitter des droits payables
au greffe peuvent demander à être exemptées de ces droits.
Si je remporte ma cause, ai-je la certitude de pouvoir
récupérer mon argent?
Malheureusement, non. Tout ce que la Cour peut faire est de vous
procurer des outils pour recouvrer la somme qui vous est due -
tels que l'interrogatoire du débiteur ou l'ordonnance de saisie-arrêt.
Dans les situations les plus extrêmes, lorsqu'un débiteur ignore
délibérément l'ordonnance de la Cour, le juge peut l'envoyer en
prison. Il reste que certaines personnes ne paieront pas et que
d'autres ne pourront pas payer.
Il est décourageant d'investir du temps et de l'argent pour défendre une
cause au tribunal, et de n'être toujours pas en mesure de recouvrer
ce que l'on vous doit. Si vous envisagez d'intenter une action
en Cour des petites créances - ou dans n'importe quelle autre
cour - il est sage de mesurer vos chances de récupérer votre argent,
si vous deviez obtenir gain de cause.
Que se passe-t-il si je ne suis pas d'accord avec la
décision du juge?
Vous pouvez faire appel en Cour suprême d'une décision rendue
en Cour des petites créances,
mais cet appel va vous coûter du temps et de l'argent,
et la décision rendue ne sera peut-être en rien différente de
la première.
Comment puis-je me procurer de plus amples informations?
La présente brochure fait partie d'une série, disponible dans
n'importe quel greffe de la Cour des petites créances.
En voici les titres :
#1
WHAT IS SMALL CLAIMS
COURT? - (Qu'est-ce
que la Cour des petites créances?)
#2 MAKING A CLAIM -
(Déposer une
demande)
#3 REPLYING TO A CLAIM
- (Répondre à
une demande)
#4 SERVING DOCUMENTS
- (Signifier
des documents)
#5 GETTING READY FOR COURT
- (Se préparer
à comparaître)
#6 GETTING RESULTS
- (Démarche à
suivre pour obtenir des résultats)
#7 COURT
MEDIATION PROGRAM FOR CLAIMS UP TO $10,000 - (Programme de médiation de la Cour des petites créances pour
les réclamations d'une somme d'au plus 10 000 $)
#8
MEDIATION FOR CLAIMS BETWEEN
$10,000 AND $25,000 - (Médiation pour les réclamations
d'une somme variant de 10 000 $ à 25 000 $)
CIVIL
RULES - (Règles en matière civile) - Pour des informations plus précises, nous
vous conseillons de consulter directement les règles de la Cour
des petites créances. Ces règles ont été écrites pour des non-juristes.
Le personnel du greffe est prêt à vous aider. Il ne peut vous fournir de
conseils juridiques et ne peut remplir les formulaires à votre
place, mais il se fera un plaisir de répondre à vos questions
concernant les procédures de la Cour des petites créances.
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L'information contenue dans
cette brochure ne constitue qu'un bref aperçu des dispositions
de la Small
Claims Act (Loi
sur les petites créances) et des Small
Claims Rules (Règles
relatives aux petites créances), et ne peut les remplacer.
La Loi et les Règles devraient
être consultées lorsque des renseignements précis sont requis.
Cette brochure ne formule pas non plus de conseils de nature
juridique. Si vous avez des questions juridiques, nous vous
suggérons de faire appel à un avocat.
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